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vendredi 13 juin 2014

La pêche à l'anglaise au waggler - les notions de base

Voici un article sur la pêche au waggler que j'ai écrit il y a presque 12ans ... un peu vintage, mais toujours utile !



La Pêche à l’Anglaise

Première partie

Après le feeder, je m’attaque à une technique qui me tient particulière­ment à cœur : la pêche à l’anglaise au waggler. Peu pratiquée dans nos régions, cette technique procure pourtant de grandes satisfactions à celui qui voudrait faire l’effort de la maîtriser. Elle n’est pas des plus simple, mais j’espère, grâce à ces deux articles, vous permettre d’éviter les erreurs majeures que vous pourriez commettre et vous faire goûter aux plaisirs des pêches fines et lointaines. Suivez le guide !



Lors de mes débuts au waggler, j’ai commis de très nombreuses erreurs. Pourtant, malgré les emmêlements, j’ai persévéré. Il est nécessaire, pour partir du bon pied à l’anglaise, d’oublier une partie de nos habitudes de pêcheurs au coup. Il faut égale­ment éviter de tomber dans le pan­neau des gadgets inutiles, voire né­fastes, tels que les ligatures en coton servant à stopper les flotteurs coulis­sants. Elles se bloquent lamentable­ment dans les petits anneaux de la canne et empêchent donc de lancer. Vous allez me dire que je radote, mais, encore une fois, je le répète : «de la simplicité !».

Cet article va me permettre de passer en revue le matériel requis pour prati­quer en toute quiétude cette merveil­leuse technique tant adaptée à nos darses, étangs, lacs, rivières et ca­naux. On peut, en effet, utiliser un waggler dans de très nombreuses situations (bien plus que l’on imagine classiquement : j’ai pris des barbeaux dans l’Ourthe de cette manière !).


Le matériel


Qu’est-ce que le waggler ? C’est un flotteur que l’on attache à la ligne par un seul point et qui se balance donc (to waggle en anglais). Celui-ci m’a valu des commentaires amusés de spectateurs, tels que : «Tu pêches le brochet ?», ou bien «Tu penses prendre quelque chose avec ton gros machin ? (je parle de flotteur bien-entendu !), le tout agrémenté d’un sourire goguenard. ET BIEN OUI, je prenais et pas des brochets !

Revenons à notre waggler. On en trouve de tailles très variées : de 0,5 à plus de 30 grammes. Pour débuter, disons qu’un assortiment allant de 2 à 8 g est très amplement suffisant. Les matériaux employés sont le plus sou­vent la plume de paon (très solide, porteuse et naturellement étanche, en somme le matériau parfait), le balsa (utilisé pour faire les corps), le bam­bou (pour les antennes) et le plastique (les excellentissimes Crystal wagglers de Drennan).

Remarque importante : plus par facilité que par efficacité et logique, les flotteurs pré-plombés se sont imposés. C’est pourtant une grosse erreur en dessous de 5 ou 6 grammes. Je m’explique. Un waggler pré-plombé, s’il est plus rapidement monté sur la ligne, présente des in­convénients de tailles qui parfois même peuvent vous empêcher de bien pêcher. En effet, les lancers sont moins longs qu’avec son homologue non pré-plombé, ce dernier flottant mieux dans les airs ; les posés sont plus bruyants et, bien plus grave, la masse de plombs laissée sur la ligne est la plupart du temps insuffisante pour s’adapter aux conditions de pêche. Par contre, pour les «fléchettes» de plus de 6 grammes, un pré-plombage de 50 à 70 % est très utile (entre autres pour pêcher au coulissant).

Conseil important : au début, pêchez lourd, c’est plus facile : disons 4 ou 5 grammes pour lancer à 15-20 mètres. A l’heure actuelle, il est possible de se fournir un peu partout en bons flot­teurs. Ma préférence, lorsque je ne les fais pas, va à ceux de la marque Drennan. Ils sont très bien réalisés et leur prix est très démocratique. Ce dernier critère étant important car, je ne vous le cache pas, il arrive que l’on en perde un de temps à autre (lancer raté).

La canne

C’est l’âme de la pêche à l’anglaise. J’ai com­mencé avec une canne à sandre, mais ce n’était pas vraiment parfait. Désormais, on trouve de bonnes can­nes pour moins de 3000 francs, vous n’avez donc plus d’excuses de ne pas vous équiper. De plus, la canne peut également servir pour la truite.

Certains critères doivent nécessaire­ment intervenir lors de l’achat.

1.       La longueur

Le choix est relativement simple : les 13’ (3,9 m) sont les plus polyvalentes.

2.       L’action et la puissance

C’est un critère absolument fonda­mental et, pourtant, il est la plupart du temps ignoré. Les pêcheurs achètent souvent des cannes incapables de lancer plus de 8 g (en théorie, 6 g en réalité) et, par là-même, très peu poly­valentes.

Je suis un inconditionnel des actions progressives, mais il me faut recon­naître qu’une action de pointe ou semi-parabolique est plus docile pour le débutant (lancers plus aisés).

La puissance doit, à mon avis, se situer entre 8 et 16 g. Cela permet d’être à l’aise dans pratiquement toutes les situations, le mieux étant d’avoir deux cannes, une légère et une puissante.

3.       Les anneaux et le porte-moulinet

Une canne doit comporter au moins 13 anneaux de bonne qualité (OAL ou mieux SIC). Si elle est munie d’un porte-moulinet, celui-ci doit impérati­vement être placé très haut pour bien l’équilibrer.

Bien que je ne sois pas un partisan de Garbolino, il me faut reconnaître que leur modèle Kensington est très bien adapté à nos conditions et que son rapport qualité-prix est excellent (Ajout 05/2016 : la gamme Garbo a très bien évolué et vous y trouverez sans aucun doute votre bonheur)
Ajout 2016 : L'évolution de la pêche a mené à une diversification importante de la taille et de l'action des cannes match. La technique du pellet waggler, pratiquée en général entre 10 et 35 mètres) requiert des cannes puissantes, mais courtes (entre 3 et 3.6m) et en 2 brins, pour plus de solidité.

Le moulinet

Le choix est important et les marques ont développé des moulins «spécial anglaise», profitez-en. Pour ma part, je ne saurais trop vous recommander les Mitchell Quartz 330 (Ajout 05/2016 : mais plus en production malheureusement. Actuellement, Daiwa, MS Range, MAP ou Shimano font de très beaux modèles).
Les caractéristiques d'un bon moulinet sont : 
  1. Une récupération rapide (min. 80cm)
  2. Un frein très doux et précis (surtout pour les gros poissons)
  3. Un poids contenu sous les 310 grammes)

Le fil

Utilisez toujours des fils coulants. Le meilleur selon moi est actuellement le Water Queen Spécial Anglaise. De plus, il n’est pas très coûteux. Profitez-en donc pour le changer dès que vous avez un doute sur son vieillissement. Remplissez la bobine du moulinet jusqu’à ras-bord en serrant bien le fil. De la sorte, vous lancerez plus loin. Du 15/100 fera parfaitement l’affaire. (Ajout 05/2016 : Réservez le 12-13/100 pour les pêches rapides de petits poissons et n'hésitez pas à monter à du 18 à 22/100 en corps de ligne pour la carpe, le barbeau en rivière ou le pellet waggler)

Les bas de ligne

La simplicité est de mise : ils doivent mesurer entre 25 et 50 centimètres. Préparez-en quelques-uns à l’avance.
Ham. 20 – 8/100
Ham. 18 – 10/100
Ham. 16 et 14 – 12/100
Ham. 12 – 14 ou 16/100
N’utilisez pas des hameçons trop fins de fer. De même, préférez-les à hampes courtes à moyennes, vous décrocherez moins.

Le petit matériel

 

Les plombs

Choisissez-les très doux. Les Dinsmores sont toujours actuellement les références en la matière. Les tailles sont anglaises, donc différentes de chez nous. Il existe des boîtes d’assortiments, profitez-en.

Les frondes

Elles sont indispensables pour une bonne pratique de cette technique. Comment jeter des asticots à 20 mètres et des boulettes d’amorce à 35 mètres à la main ? Je vous recom­mande encore une fois le matériel Drennan, ce sont de loin les meilleu­res frondes du marché. Si possible, prenez-en plusieurs de taille et de force différentes : une, pour les asti­cots, à poche souple et conique et une autre, pour l’amorce, à poche semi-rigide et ouverte. L’anglaise est en effet une pêche au rappel. 

Les piques

Comme pour le feeder, il vous en faut deux, une petite et une grande, ac­compagnées de têtes idoines (cf. article 1 sur le Feeder)

Les accessoires

Vous seront utiles : 
  • des émerillons micro sans agrafe
  • des émerillons n°20 à agrafe
  • de petites perles
  • du vieux 18/100 fluo pour faire les ligatu­res
  • un marqueur noir
C’est à-peu-près tout.Nous allons pouvoir passer aux mon­tages, donc à l’étape à vraiment soigner, si vous ne voulez pas aller au devant de gros emmêlements. 


Les montages


Ils sont de deux types : le montage fixe, qui convient pour les eaux de moins de 4 mètres de profondeur, et le coulissant, nécessaire lorsque cette dernière dépasse la longueur de la canne. Il est impératif de respecter les proportions indiquées sur le schéma. Si le bas de ligne (A) est plus long que B, attendez-vous à emmêler. De plus, pour le coulissant, veillez à garder C plus long que le flotteur, sinon la sen­tence sera la même : le nœud. Atten­tion, un montage bien fait ne dispense pas le pêcheur de freiner sa ligne avant qu’elle ne touche l’eau.

Le fixe

Celui-ci se pratiquant la plupart du temps avec moins de 6 g, je n’utilise quasiment jamais de flotteur pré-plombé. Il me faut donc placer près de 90 % de la portance autour du wag­gler. Sur le schéma, les AAA vont former la masse principale. Ceux-ci ayant une fâcheuse tendance à glis­ser, assurez les avec, de part et d’autre, de plus petits plombs (BB, N°1). Le N°6 accolé à ces chevrotines permettra, en l’abaissant, de faire varier le poids sur le bas de la ligne afin de s’adapter aux conditions (ce qui est impossible à faire avec un waggler pré-plombé !). Evitez tout de même de mettre un trop grand nombre de plombs autour du flotteur, cela risque de créer des perruques.

Le coulissant

Le montage est un peu plus compli­qué, mais il est efficace et prévient bien des emmêlements. Utilisez tou­jours des wagglers de plus de 6 g, pré-plombés, mais qui demandent au moins 3 g sur la ligne, cela pour faci­liter le coulissement (Ex : 3+3, 5+3, 6+4, 8+4, 10+5, …). Le flotteur sera arrêté par des ligatures en fil fluo de18/100. Afin que l’œillet de l’émerillon ne passe pas outre ces nœuds, il faut enfiler une perle entre ces derniers et l’émerillon. Reportez-vous au second schéma pour la ma­nière de faire le nœud d’arrêt. En position basse, le waggler vient butter sur un émerillon micro. Ce dernier remplace le plomb d’arrêt (qui ne stoppait rien puisqu’il glissait conti­nuellement et blessait le fil).

La plombée principale est constituée de minimum 3 grammes. Depuis peu, j’utilise une grosse olivette à la place des AAA. Cela marche très bien à condition qu’elle soit bloquée sur la ligne (coulissant dur : on doit donc pouvoir la déplacer à volonté, mais qu’elle ne glisse pas au lancer).

N’utilisez pas des fils trop fins, cela augmente les risques de nœuds. Disons qu’un 15 ou un 17/100 en corps de ligne est suffisamment raide. Il est intéressant que le flotteur cou­lisse le moins longtemps possible. Pour ce faire, veillez à ce que la somme de A, B et C (donc la ligne où se trouve la plombée) mesure au minimum 2,5 mètres.



J’espère que cet article vous aidera dans le choix de votre matériel. J’ai essayé d’être concis et clair. La fois prochaine, nous verrons ensemble comment amorcer, lancer, sonder et ferrer. C’est fondamental et, pourtant, très souvent mal fait. Par exemple, combien de fois n’ai-je pas vu prendre le fond avec une sonde, alors qu’en groupant les plombs au niveau du bas de ligne, et en ne se servant que de cela comme sonde, on est infiniment plus précis. Bonne pêche et bonne année 2001.

Le nœud d’arrêt

Il est important de soigner celui-ci. En effet, il est impératif de laisser dépasser largement les deux extrémités du nœud (3 à 4 cm), afin qu’elles ne se bloquent pas dans les anneaux. Cela est dû au fait qu’un bout de nylon long est plus souple qu’un court et que, par là-même, il oppose moins de résistance quand il passe dans les anneaux. Serrez le nœud sur le corps de ligne en tendant ce dernier et il ne glissera pas au lancer.

Jean-Noël Schmitz

  

 
La Pêche à l’Anglaise 
2e partie

Nous passerons ici en revue les bons gestes qui vous rendront la vie plus facile et les bourriches plus lourdes






Une bonne technique va vous aider dans ce mode de pêche qui est assez exigeant. En effet, durant les quelques premières sorties, il vous sera, si ce sont vos débuts à l’anglaise bien-sûr, fort difficile de ne pas emmêler au moins une fois. Un montage correctement fait est une chose, un bon geste en est une autre. Et puis, dites-vous que Bob Nudd lui-même fait de temps à autre des boulettes !

1.       S’installer

Le seul conseil que je puisse vous donner est : «pêchez confortablement» et veillez à avoir tout sous la main. Pour ce faire, utilisez des dessertes larges et stables munies de pieds réglables. J’ai commencé sans, ce n’est donc pas nécessaire, mais c’est tellement plus pratique.

2.       Le choix du flotteur

Il serait possible de faire plusieurs articles ne traitant que de cela, mais je m’efforcerai d’être concis et d’aller au plus pressant.

a.       Fixe ou coulissant ?

Avant de monter arbitrairement une ligne, il vous faut connaître la profondeur approximative. Il existe des petits sondeurs très efficaces ressemblant à des balles de ping-pong. Ils se glissent sur la ligne et se bloquent dès que l’on tend la bannière. En fait, ils suffit de placer un plomb de 30 g en bout de ligne, de jeter le tout sur le coup à la distance choisie, de laisser coulisser le sondeur sur la ligne et, enfin, après qu’il soit apparu à la surface, de ramener le montage en tendant bien le tout pour avoir une idée du fond (voir schéma). Plus de 4 mètres, coulissant ; moins de 4, fixe.

b.       Fine ou grosse antenne ?

Ce choix est plus compliqué. En fait, les paramètres qui comptent sont : le type de poisson recherché, le courant et l’esche utilisée à l’hameçon. A poisson chipoteur, antenne fine ; à poisson vorace, antenne épaisse. En rivière, il faut impérativement utiliser une très grosse antenne, surtout si l’on pêche en traînant sur le fond. Même remarque en plan d’eau lorsqu’il y a des contre-courants. A esches légères (pinkies, vers de vase, …), antenne fine, … C’est une question de feeling. Si vous ne sentez pas le comportement de votre waggler, changez-le sans hésiter.

3.       La gestuelle


C’est la partie la plus compliquée. Elle demande un peu d’entraînement et un zeste de patience. 

a.       Le lancer

Le geste doit bien être décomposé pour éviter au maximum les nœuds.

Récupérez votre fil jusqu’à ce que le flotteur arrive à +/- 50 cm du scion (1)
La ligne sera stabilisée devant soi, puis ramenée vers l’arrière à une vitesse qui dépendra de votre entraînement (lentement au début, vite après un temps plus ou moins long)(2). 
Dès que la ligne arrive en arrière, rabattez votre canne vers l’avant sans fouetter et lâchez la ligne quand la canne sera à +/- 60° (voir schéma)(3). 
Attention, lors de l’impulsion, regardez l’endroit où vous voulez lancer, pas le flotteur ! Sinon, gare aux pertes de précision. Pour le flotteur coulissant, adoucissez les mouvements et ne fouettez jamais. 
Ensuite, suivez du regard le flotteur et freinez sa chute quand il arrivera à quelques mètres de la surface de l’eau. C’est une manœuvre absolument nécessaire. En effet, ce freinage permet à la ligne de s’étendre sur l’eau et, donc, d’éviter les emmêlements. 

b.       Couler sa bannière

Après que le flotteur ait touché l’eau, tendez votre bannière, puis plongez profondément le scion de votre canne dans l’eau. Donnez 3 à 7 tours de manivelle très rapidement et le tour est joué. Cette manœuvre permet de soustraire votre ligne aux effets néfastes du vent.



Pour le fixe et le coulissant : La bannière coulée, regardez votre flotteur se mettre en place. Il doit impérativement marquer les différentes parties de votre plombée. S’il se met en place d’un coup, c’est que votre ligne est emmêlée. Ramenez-la doucement, car rien ne sert d’aggraver la situation.

Remarque très importante concernant le coulissant : il faut d’abord couler la bannière avant de laisser coulisser le flotteur. Dès que cela est fait, ouvrez le pick-up de votre moulin et laissez se dévider la ligne librement. Suivez la mise en place des yeux et celle-ci terminée, refermez le pick-up de votre moulinet.

Il faut toujours garder la bannière tendue dans l’eau. 
--> Bannière lâche = touches ratées.

4.       Le sondage

Otez-vous de la tête nos techniques. L’utilisation d’une sonde et une précision au centimètre près ne conviennent pas du tout à l’anglaise. La sonde empêche le lancer d’être précis et long. Une horreur !

Après avoir déterminé le type de flotteur à utiliser (fixe ou coulissant) et quand vous aurez fini de plomber votre waggler, groupez en bas de la ligne les plombs qui ne servent pas à bloquer le flotteur. Ne mettez le bas de ligne qu’après avoir fini de sonder. Lancez et coulez la bannière. Si votre waggler se positionne parfaitement, c’est que vos plombs sont au dessus du fond. Ajoutez 50 cm et relancez. Recommencez l’opération jusqu’à ce que la plombée repose sur le fond et que, donc, le waggler dépasse largement de la surface de l’eau.

Dès ce moment, il est possible d’ajuster la ligne d’une manière assez précise, mais n’oubliez pas que notre cible est les gros poissons. Traîner de 20 cm n’est donc pas un problème.

!! Pour vous faciliter la tâche, pincez un SSG en bas de la ligne, cela rendra le sondage plus facile !!

!! N’oubliez pas de prendre des points de repère : un arbre en face pour l’axe et du Tipp-Ex sur la ligne pour la distance !!


5.       L’amorçage

Une bonne amorce de fond convient très bien. Je vous conseille la Vanden Eyden Feeder qui, bien mouillée, est une vraie merveille pour la brème, la carpe et le gros gardon.

L’anglaise est, tout comme le feeder, une technique au rappel : soit à l’amorce (brèmes), soit au caster, à l’asticot ou à la graine (carpes, chevesnes, gardons, …). La règle étant «peu mais souvent».

Pour amorcer, utilisez des frondes de bonnes qualité (Drennan, par exemple). Le bras qui tient le manche de la fronde doit être tendu et pointé vers le coup. Celui qui tient la poche de la fronde tendra les élastiques. Pour être précis, faites en sorte que cette main vienne toujours se poser sur le creux des hanches.

Afin de ne pas ramasser le godet de la fronde dans les doigts (Aie !!), tenez toujours la tête de la fronde +/- vers le bas.

6.       La touche

Moment attendu par tout pêcheur, la touche à l’anglaise est très semblable de celle que l’on a au coup. Il y en a :

a.       L’enfoncement

Très classique.

b.       Le relevé

Soit le poisson a pris l’esche à la descente (le flotteur prend trop de temps pour se mettre en place), soit il a soulevé l’esche du fond, levant ainsi le plomb de touche (que vous ne choisirez jamais trop petit afin que ce type de touche soit bien marqué).

c.        Le déplacement latéral

Cette touche est souvent combinée aux autres

7.       Le ferrage et le combat

-Combien de fois n’ai-je pas vu ferrer vers le haut. C’est une grossière erreur. En ferrant vers le haut, avant que la traction n’arrive à l’hameçon, il vous faudra soulever toute la bannière hors de l’eau. De plus, si vous loupez la touche et que ne pêchiez pas très loin, vous pourrez admirez le vol plané de votre ligne qui se terminera, bien-sûr, dans un arbre derrière vous. Ferrez donc toujours sur le côté, en gardant le scion le plus bas sur l’eau. Le geste doit être très ample mais pas brutal. C’est très efficace et esthétique.

Lors du combat, à moins que l’eau ne soit encombrée, gardez le scion près de l’eau. Avec cette technique, vous serez étonnés de la rapidité avec laquelle les grosses pièces viendront à l’épuisette. 



Après ces quelques petits conseils, je vous souhaiterai bonne pêche. Soyez patients, cette technique est très agréable et efficace sur les gros poissons de plans d’eau et de petits canaux. Prendre une carpe de 4 kilos sur du 10/100 n’est pas du tout impossible à l’anglaise, par contre, au coup …


Jean-Noël Schmitz

FP N°177-178