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samedi 29 décembre 2012

Jamais sans mon moulin à tambour tournant !





J’en ai acheté un par curiosité et parce que je voyais que ce type de moulin allait m’apporter une série d’avantages. J’avoue que l’envie de ne pas faire comme tout le monde a motivé également mon choix et je ne le regrette nullement pour les raisons suivantes :

Le cabillaud sur épave - les grands principes


L’épave est à la dérive et, pourtant, elle n’a bu que de l’eau ... ou comment se faire du muscle en prenant des cabillauds





Dans l’article de pêche en mer précédent, j’avais tenté de vous guider dans la pêche des poissons plats. Il est temps de passer aux exploits hauturiers et d’aller taquiner le cabillaud, le tacaud et autres gadidés cachés dans les milliers d’épaves qui gisent sur le fond de notre mer du Nord. Je vais passer en revue mon matériel, vous proposer un couple canne-moulin polyvalent, défendre mes points de vue, aborder la tactique de la pêche à la dérive sur épave et vous donner quelques liens sur le Net pour approfondir tout cela. Tout un programme.
Noël et un très beau cabillaud

lundi 24 décembre 2012

Barbeaux, chanvre et pellets

Le barbeau est connu comme étant un poisson d'été. C'est un peu réducteur, car, en fonction de l'état des eaux, il peut être pêché jusqu'à la fermeture. Il est également connu pour sa défense. Sur ce point, sa réputation n’est pas usurpée et il reste l’un des poissons les plus agréables à prendre. 

Mise à jour du 27/07/2014

La récompense : un barbeau de plus de 3kg pris fin actobre 2012 avec une pellet 12mm (poisson)

samedi 22 décembre 2012

Pêcher en Meuse : soyez efficaces, pêchez au feeder !!


On entend souvent dire (et à raison) que le prix de l’amorce et des esches a augmenté et qu’une partie de pêche n’est plus donnée. Si au moins la pêche était facile ! Une belle journée, une amorce bien préparée, des quantités optimistes et puis pas ou peu de touches. Cette situation frustrante est arrivée à tout le monde. Aller pêcher et ne rien prendre alors qu’on a tout mis de son côté et que le portefeuille a dégusté, c’est énervant.

J’ai une solution. Elle n’est pas miraculeuse (j’ai arrêté de croire aux secrets jalousement gardés qui permettent de toujours prendre, ils n’existent pas), mais a le gros avantage de n’être pas chère et de jouir d’une grande efficacité sur les beaux poissons. Oui, vous l’avez peut-être deviné, je parle du FEEDER. Je persiste et signe, c’est une technique du présent et de l’avenir. Qu’on se le dise !






Le barbeau au feeder


Comme je vous l’avais promis, c’est le barbeau que nous allons pêcher cet été. Voici quelques points fondamentaux qui vous éviteront de rater vos pêches, à savoir : le matériel, le choix du poste, la technique proprement dite et les esches. Et vous verrez qu’avec peu de choses, on arrive à des résultats assez intéressants.

Mise à jour du 27/07/2014 et le 5/05/2015


En voie de raréfaction en Meuse, le barbeau reste une des espèces dominantes dans l’Ourthe et l’Amblève. Ce magnifique poisson vit dans des rivières aux eaux fraîches et bien oxygénées, au fond graveleux-caillouteux et au courant rapide, ce qu’on appelle la « zone à barbeaux ». Le pêcheur recherchant le barbeau est, lui, en voie de disparition partout !! On prend ce poisson par hasard ou on se fait casser. Le barbeau est pourtant un des poissons les plus passionnants à pêcher : la touche est énorme, le combat brutal et la recherche des meilleurs postes est extrêmement palpitante.


Passons aux choses sérieuses. Détaillons d’abord le matériel, ensuite attaquons nous à la pêche des moustachus.


La gestuelle (2e partie)



M

e revoilà avec ma gestuelle. C’est un sujet que j’apprécie beaucoup, et ce tout simplement parce qu’un geste correct évite le mal de dos et permet de pêcher mieux et plus longtemps. Mes exemples, je les ai pris au Championnat d’Europe qui a eu lieu dans le Canal Albert. J’y ai vu des tenues de ligne tantôt extraordinaires et … tantôt (mais c’est rare) exécrables !!!

Mes deux exemples sont anglais : Alan Scotthorne et William Raison. Pourquoi il a pas pris des belges ??? Ils sont quatre fois champions d’Europe !! Et bien … tout simplement parce que mes photos de ces deux-là étaient plus démonstratives et, bien-entendu, parce que ce sont de sublimes techniciens.




  1. La position sur son panier

C’est un point fondamental. Comment voulez-vous pêcher à la grande (voire très grande) canne, si votre panier n’est pas bien disposé et peu stable. L’avènement des pieds réglables, style Rive, est une importante évolution dans le confort du pêcheur. On peut faire en sorte que l’assise soit bien horizontale, que les jambes forment un bel angle droit …et qu’ainsi, le pêcheur puisse tenir sa canne dans les pires conditions

(Voir photo de W. Raison)




  1. La manière de tenir sa canne

La même photo pour vous montrer ce qu’il faut faire. La répartition des masses est parfaite et on voit clairement qu’il tient sa longue canne avec facilité. Le coude repose sur la canne, qui, elle-même, est appuyée sur la cuisse du pêcheur.

Attitude parfaite

Et pour déboîter sa canne : rien de plus simple quand l’équilibre règne. Suivez le guide !





Une autre manière de tenir son engin est de le coincer entre les jambes. Cette position est très pratique par grand vent, car beaucoup plus stable.

Ici Alan Scotthorne en action : il fixe l’antenne de son flotteur et guide la tenue de ligne des deux mains. Cette technique s’applique plutôt aux pêches lentes de gros poissons, ou bien aux journées venteuses. La tenue classique (page précédente) est plus réactive et se prête mieux au gardon (les mouvements sont plus libres).




  1. la disposition du petit matériel

Il faut partir du principe que tout geste en trop est inconfortable et fatigant à la longue. Veillez à avoir tout sous la main, cela permet de se concentrer sur l’essentiel, la tenue de ligne.

Voici un assez bon exemple de disposition de matériel autour de soi (Richard Lecocq). Les esches à gauche dans des bacs translucides et l’amorce à droite dans des bassines surélevées. Les bacs sont peut-être un peu trop bas, mais l’essentiel est respecté.








Récapitulons :

  1. La panier doit être bien horizontal
  2. L’assise de celui-ci ne doit pas être trop haute. Les jambes doivent former un angle droit, sous peine de fatigue dorsale rapide.
  3. Tout doit être à portée de main pour éviter les mouvements inutiles.
  4. Evitez à tout prix de prendre votre canne à bout de bras, c’est se fatiguer pour rien.
  5. Le confort, ça permet de ne penser qu’à sa ligne



Bonne pêche         


JN Schmitz
Publié dans le FP N° 183

vendredi 21 décembre 2012

Le gardon d’hiver



Ou pourquoi aller lentement alors qu’on peut aller vite ?


Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler du poisson préféré des pêcheurs au coup, la rousse, alias le gardon, la roche, … Je passerai ainsi en revue les meilleurs coins de la Basse-Meuse et les techniques les plus rentables. 


Encore un article à propos du gardon ! C’est peut-être ce que vous vous dites. Mais celui-ci est quelque peu différent car il concerne tout particulièrement nos eaux et plus précisément nos darces (Cheratte, Corommeuse, Visé Devant-le-Pont pour ne citer qu’elles). L’hiver, les poissons ont tendance à se grouper dans les darces. La température doit très certainement y être plus élevée et le courant assurément moins fort qu’en Meuse.

Les techniques

 

Au coup

La technique de pêche est somme toute assez simple, mais elle a ses particularités. En effet, vous pouvez ranger dans vos coffres les lignes de moins d’un gramme ! Préférez les flotteurs variant entre 1.25 et 2.5 grammes. Un bon 12/00 en corps de ligne assurera une rigidité utile (moins d’emmêlements) et une olivette plus 2 ou 3 plombs n° 9 composeront la plombée. Attention, grossier n’est pas égal à insensible ! Il n’est pas question de régler votre ligne n’importe comment.

 

A l’anglaise

Là également, faites simple. Contentez-vous d’augmenter le lest sur la ligne, afin qu’elle descende plus vite. Un bon waggler à antenne rapportée fera l’affaire. Ne pêchez pas trop loin, cela ne sert à rien. 15 à 20 mètres suffiront amplement.

 

L’amorce et les esches

 

L’amorce

La simplicité est, comme toujours, une règle d’or dans la conception d’une amorce.
Les caractéristiques essentielles :
  1. elle doit coller
  2. elle ne doit pas trop travailler (sinon le poisson risque de se disperser)
  3. elle doit être riche (esches et composants)
  4. Faites la plutôt claire pour chasser les petits
Essayez la composition suivante, elle est bon marché et efficace.
4 volumes de chapelure
2 volumes de PV1
2 volumes de biscuit gras
1 volume de BC collant
1 volume de chanvre moulu
si vous pouvez, utilisez du fumier de pigeon frais pour la mouiller.

 

Les esches

L’asticot est roi. Cependant, les graines telles que le chanvre et le froment sont absolument nécessaires. Celles-ci seront, en partie, incorporées dans l’amorce, le reste servira à l’agrainage. L’asticot s’utilisera congelé dans l’amorce de départ et vivant dans le rappel. S’il y a beaucoup de poissons, il faut dresser une table copieuse dès le départ et approvisionner les rousses très souvent.

 

Tactique de départ

Amorcez la moitié de votre capital au début (esches et amorce), mais gardez 2/3 de vos graines. Dès que les gardons arrivent, utilisez l’asticot rouge à l’hameçon.

 

Après ½ heure de pêche

Agrainer toutes les 3-5 minutes est particulièrement utile pour garder actifs les gardons. Rappeler toutes les 10-15 minutes permet de fixer le poisson sur le fond. Après une heure d’agrainage, commencez à essayer le froment à l’hameçon. Si cela ne va pas, continuez à l’asticot. Faites de nombreux essais, c’est la clef de la réussite.


Conseils utiles
      1.        Suivez toujours les montées et les baisses du niveau de l’eau : c’est une pêche très précise.
2.        Adaptez-vous à l’environnement : variez donc les cadences d’amorçage selon le moment (plus de poissons =>plus d’amorce, …).
3.        En hiver, mieux vaut utiliser un flotteur trop lourd que trop léger.


Les meilleurs coins de la Basse-Meuse

La darse de Cheratte : probablement ma préférée. Le poisson y est assez peu pêché. Il y est donc aisé de réaliser de belles bourriches à 6-8 mètres, ou bien à l’anglaise à 15-20 mètres. Les meilleures places sont près de l’élargissement. L’agrainage y est roi. Profondeur : 2,5 m. max. Coup : + + + + +  Anglaise : + + + + +

La darse de Corommeuse : assez irrégulière et fort profonde (parfois plus de 5,5 m.). N’hésitez pas à pêcher lourd -il y a de très gros contre-courants- et entre 6 et 9.5 m.. L’anglaise y est peu efficace. 

Le canal de jonction à Devant-le-Pont : c’est la plus courue des darses. Le gardon y est donc bien plus méfiant. La profondeur est moyenne (3,5 m. dans les arbres) à importante (5,5 m. près de la Meuse. Pêcher lourd rapporte souvent des grosses rousses. Faites très attention aux variations de profondeur et aux contre-courants. Coup : + + + + +  Anglaise : + + +

A vos cannes et bonne pêche.                         Jean-Noël Schmitz

FP N°180

La Gestuelle à la pêche (1e partie)

On n’en parle pas assez souvent dans notre sport. La pêche étant fort technique, il est normal que la progression d’un pêcheur passe par un travail de ses gestes, afin que ceux-ci soient plus précis et rapides. Mais c’est qu’il veut nous faire faire de la compétition, ce type !!!!!!! Non, ce n’est pas mon but. Cependant, j’entends tellement souvent «m…., je l’ai décrochée» ou bien «je suis encore emmêlé …», que j’ai pensé que récapituler les gestes à faire ou à ne pas faire serait utile.




La pêche est un sport qualifié généralement de nonchalant. L’image du pêcheur couché sous un arbre est malheureusement tenace. On oublie que cette activité demande de la concentration, du feeling (comme disent les Anglais) et beaucoup de pratique, si l’on veut arriver à bien maîtriser son art.
Cette maîtrise passe par le sens de l’eau (primordial) et par une bonne connaissance de son matériel (secondaire). La première notion étant plutôt innée (on l’a ou on ne l’a pas, cela se travaille, mais c’est très personnel), je m’attarderai donc sur l’aspect technique. Ceux qui me connaissent savent que je n’ai pas l’habitude de laisser ce point au hasard : rater un gros poisson parce qu’on a bâclé sa préparation, c’est ce qu’il y a de plus râlant.


Le matériel


Je ne m’attarderai pas sur les marques à prendre, c’est une affaire de goût et de convenance. Par contre, disposer son matériel d’une manière logique autour de soi, c’est vraiment important ! Les esches et l’amorce doivent être à portée de main : les asticots sur une desserte quelconque à hauteur du pêcheur et l’amorce du côté de la main qui rappelle. Cela évite de se contorsionner pour aller chercher ceci ou cela et cela rend la pêche plus confortable. N’oubliez pas non plus que vous avez deux mains, il faut se forcer à les utiliser. Nombre de droitiers et de gauchers ne sont capables de se servir que de leur «bonne» main. Si on en a deux, ce n’est pas pour rien !
L’épuisette : ne la choisissez pas trop courte. Nos berges (malheureusement) bétonnées exigent la plupart du temps un manche de 4 mètres. Vu les prix actuels, il est difficile de s’en passer. Disposez la du côté de la main qui puisera le poisson et montez la en premier (faire cela avec un poisson au bout de la ligne n’est pas la gymnastique que je préfère. Etant distrait, je l’ai néanmoins pratiquée avec plus ou moins de bonheur ).
La bourriche : Pour le confort du poisson, préférez-les longues (au moins 3 m) et large. Pour la facilité du pêcheur, l’ouverture se devra d’être bien large (je connais des maladroits qui jettent leurs prises à côté).

La gestuelle


C’est ici que les choses se compliquent.
Quand on pêche sans déboîter, les choses sont simples : il suffit de tirer vers le haut pour ramener le poisson, … ou presque. Au delà de 6.5 m, il devient indispensable de déboîter, et ce afin de ne pas être obligé d’utiliser une ligne démesurément longue et peu maniable.




   1.      Les erreurs et ce qu’il aurait fallu faire
  §  Bien des fois, je vois le pêcheur ferrer et ensuite ramener le poisson en surface à longueur de canne. Lorsqu’il déboîte, il détend donc inévitablement sa bannière
ET UN POISSON DE DÉCROCHÉ, UN !
En fait, la technique la plus efficace est de ferrer sans brusquerie et sans trop relever la canne, évaluer les forces en présence, ramener le poisson en douceur en gardant le scion au ras de l’eau, déboîter et enfin l’amener à l’épuisette.
Pourquoi garder le scion le plus près de la surface et non pas le pointer vers le ciel ? Tout simplement parce que, en levant la canne, vous amènerez le poisson en surface. Celui-ci, paniqué, tirera bien plus fort et risquera donc de casser votre ligne (le coup classique avec les brèmes du Quai des Ardennes !

  §  Deuxième erreur très courante : afin de gagner du temps, je laisse ma ligne dans l’eau pour changer de fond.
ET LA LIGNE S’ACCROCHE DANS LA BOURRICHE OU DANS TOUT AUTRE OBSTACLE !
Sur berges bétonnées et propres, c’est faisable. Par contre, partout ailleurs, gare à l’accrochage et à la ligne abîmée par des débris quelconques.
Il est pourtant si simple d’accrocher l’hameçon à l’élastique qui est sur votre canne, de modifier ce qui doit l’être et, ensuite, de recommencer à pêcher. Perte de temps : quelques secondes. Précision du changement : 10/10. Risque d’accrocher : nul.

§  Si vous pêchez avec des lignes montées avec des olivettes, il vous est très certainement arrivé de remonter votre ligne emmêlée. Cela peut être dû à deux choses, en général :
- soit votre ligne est mal montée (on en reparlera dans le prochain numéro).
         - soit vous la laissez se placer (trop) seule. Il faut accompagner la descente de celle-ci durant le dernier mètre de mise en place. Cela permet à l’olivette de descendre à la même vitesse que le plomb de touche.


2.      Conclusions
§  Il ne faut jamais détendre sa ligne, et ce au prix, parfois, de positions artistiques.
§  Lors du travail d’un gros poisson, ayez confiance en vous et maintenez la pression.
§  Perdre quelques secondes pour éviter de gaspiller des minutes, cela est bénéfique pour votre rendement et, surtout, vos nerfs.
§  Allez pêcher le plus souvent possible afin d’améliorer votre technique. Cette dernière vous permettra sûrement de prendre des poissons inespérés, grâce à une gestuelle bien rodée.
§  Et enfin, prenez du plaisir au bord de l’eau, c’est l’essentiel.


Jean-Noël Schmitz

Publié dans le FP N°181